Carrément bousculé par Twitter, Google rectifie un peu le tir et améliore certaines de ses fonctionnalités : recherche en temps réel, personnalisation des résultats, géolocalisation.
Cette nouvelle approche n’est évidemment pas sans conséquences sur le classement des résultats qui vont apparaître dans l’interface du moteur de recherche n°1. On peut même parler de véritable bouleversement dans les us et coutumes du travail de référencement comme le décrit très bien ce billet.
En synthèse, l’auteur explique que la personnalisation des résultats va entrainer des affichages différents d’un internaute à l’autre. C’est plutôt bien pour l’internaute puisque ses goûts sont pris en compte mais les agences qui vendent des prestations de positionnement vont avoir beaucoup de mal à expliquer ces variations à leurs clients…
Bien sûr, pour s’assurer d’un positionnement non aléatoire, il sera toujours possible d’investir dans des campagnes adwords : Google est malin !
Google propose aussi toujours plus de résultats liés à la géolocalisation de l’internaute et remonte des résultats de différentes natures (vidéo, actus etc…). L’insertion des ces données en première page entrainent logiquement un chamboulement dans les classements.
Tout cela indique que le temps où l’on s’intéressait uniquement au SEO (Search Engine Optimization) est révolu.
Attention, ce domaine reste un pré requis (optimisations des balises, réécriture d’URL…) mais il va falloir impérativement s’intéresser à d’autres choses que son propre site internet et communiquer de manière plus large en s’appuyant sur les réseaux sociaux et en publiant des contenus réellement multimédia (images, vidéo). C’est à présent à l’entreprise de se rendre sur les lieux de discussions de ses clients potentiels et plus l’inverse : le client qui se rend sur le site de l’entreprise perçu comme source primordiale d’informations.
On peut même penser qu’une entreprise qui souhaite se lancer dans un plan de communication en ligne ne devrait pas allouer trop de budget à son site web mais plutôt à la production, la rédaction et la diffusion de ses informations sur les grandes plateformes sociales (Facebook, Twitter,…).
Si l’on pousse un peu la prospective pour savoir à quoi pourrait ressembler un site web d’entreprise dans quelques années, on peut imaginer une sorte de gros agrégateur RSS à la Netvibes qui listera les informations publiées et discutées par la structure ici (Youtube, Dailymotion…) ou là (Twitter).
A la réflexion, on se rend compte qu’une entreprise sur le web pourrait communiquer à la manière des groupes de rock actuels. En effet, bon nombre d’entre eux ont tout bonnement abandonné leur site web pour simplifier et en même temps multiplier leur présence sur la toile : une simple page Myspace qui permet de tout faire : communiquer avec ses fans, envoyer des news, copier coller des vidéos publiés ici et là etc.
Résultat ; une visibilité accrue, des contenus largement disponibles, un échange facilité avec les fans. Un modèle dont les entreprises pourraient totalement s’inspirer pour accroitre leur présence en ligne si l’on part du principe que :
Groupe de rock = entreprise
Fans = clients potentiels
On le voit bien, l’heure n’est plus seulement au bidouillage, à l’optimisation du code mais bien à l’écriture et à la communication. L’avenir à moyen terme appartient donc à ceux qui ont des choses à dire, qui sont prêts à engager des conversations et qui publient régulièrement des actus. Pour les autres ça risque d’être beaucoup plus difficile de sortir du lot…

Reprise d’un article publié sur mitinews.info :
Je voulais écrire un article sur les enjeux de communication liés à la mise en place d’un blog autour d’un site e-commerce et je suis finalement tombé sur un excellent billet publié sur le site de Fabien Pretre, entrepreneur d’Orléans, qui dresse un panorama assez exhaustif des possibilités qu’offre un blog en terme de promotion et de communication :
En dehors de mon emploi de responsable de projets multimédia, je suis également associé dans la société 