‘politique internet’

Zelnik c’est super mais allons encore plus loin !

7 janvier 2010

Le rapport Zelnik est dispo et, à n’en pas douter, il va sauver nos belles industries culturelles françaises qui se trouvent dans une panade totale :

-       Les chiffres d’entrée dans les cinés en 2009 claquent tous les records

-       Les chiffres de vente en ligne de musique sont bons et le prix des places de concerts sold-out ont littéralement explosé

-       On a jamais publié autant de livres et ce secteur semble plutôt bien portant

J’ai lu le rapport et je trouve qu’il ne va pas assez loin. On y trouve de brillantes idées, enfin surtout une : Taxer. On ne sait pas encore trop quoi (google, les FAI, le pirates tec..) mais en tous cas on tient un concept novateur : la bonne grosse taxe bien grasse.

Alors oui, il y a de l’idée : taxe et répression. Néanmoins, cela ne me semble pas aller assez loin dans l’innovation. Le problème central de l’internet en France, c’est qu’il y a trop de sites, trop de choix pour le citoyen qui peut même accéder à des contenus gratuits. Il faut donc optimiser tout ça et proposer quelque chose de plus simple, plus centralisé et plus contrôlable.

Je propose donc d’aller plus loin que les modèles nord-coréens, iraniens, chinois et birmans qui se contentent de filtrer l’accès à certains sites. La solution à tous nos maux est simple : il faut créer le site zelnik.fr et fermer tous les autres.

Zelnik.fr sera à même de vous fournir tout ce dont vous aurez besoin :

-       Le « jukebox Sacem » : vous payez un abonnement de 100 euros par an pour accéder au catalogue SACEM et lire les morceaux en streaming. Si vous souhaitez télécharger un album, pas de problème : 10 euros tarif unique. Possibilité de réductions. : vous téléchargez le best of de Céline Dion et le dernier album de Lara Fabian et on vous vous fait l’intégrale d’Isabelle Boulay à moitié prix.

-       La rubrique « Films d’antan » : qui vous propose d’accéder à l’ensemble des films déjà diffusés sur un chaine hertzienne pour la modique somme de 100 euros / mois. C’est la garantie de pouvoir visionner en famille la grande vadrouille où vous voulez, quand vous voulez.

-       La traditionnelle rubrique « presse » : la subvention de 60 000 000 euros accordée pour aider la presse en ligne serait utilisée pour rétribuer des journalistes d’Etat qui travailleront bien entendu en toute impartialité. La consultation des articles sera gratuite.

-       En ce qui concerne les livres numériques, le rapport pointe que ce secteur est encore émergeant. Dans un premier temps, Zelnik.fr vous donnera donc la possibilité de télécharger les œuvres de Marcel Pagnol et de Pierre Bellemare pour un prix qui reste à définir. Le catalogue s’enrichira si le succès est au rendez-vous.

-       Un système proche d’adwords sera présent sur le site. Il aura pour but de diriger le citoyen internaute vers des campagnes de sensibilisation aux dangers du tabac, aux violences routières et à l’obésité.

Voilà les premières pistes qui me viennent. Je pense que mon petit dispositif est tout à fait à même de sauver durablement nos splendides industries culturelles que le monde entier nous envie et qui souffrent injustement. N’hésitez pas à proposer des pistes d’enrichissement du site zelnik.fr dans vos commentaires.

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Il était temps : En 2009, La France et NKM découvrent l’internet

26 avril 2009

debatsvm_nkm_Je ne peux m’empêcher de rebondir sur un billet publié sur le blog de Fred Cavazza (très bon blog au demeurant) où il relate un diner auquel il a été convié par la secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet afin qu’elle leur exposa les conclusions qu’elle tire de son voyage d’études au États-Unis (dont la durée n’est pas indiquée).

Je copie-colle ici ce compte-rendu en y rajoutant mes commentaires :

Plusieurs points ressortent de ce voyage d’étude :

* Il règne dans la Silicon Valey un sentiment d’optimisme très fort même s’ils sont durement touchés par la crise (qu’ils voient plus comme un changement d’époque  ouvrant de nouvelles opportunités) ;
* De nombreux acteurs (dont certaines start-ups très connues) sont encore incapables de trouver un modèle économique viable, et ça n’a pas l’air de les soucier tant que ça (de toute façon nous savions que les américains vivent à crédit) ; Non sans déconner ? Je pensais que Facebook, Myspace, Twitter et compagnie reposaient sur un modèle béton ! En même temps, je ne suis pas sur qu’il était vraiment nécessaire de se rendre en délégation aux US pour se rendre compte de cela…

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