Je continue sur ma lancée de billets consacrés à la percée des réseaux sociaux en entreprise. Après BlueKiwi et JameSpot Pro je vous présente aujourd’hui l’outil SeeMy Community développé par la société française SeeMy.
Petit historique :
Le produit SeeMy Community est tout jeune (mais déjà bigrement mature) puisque le premier déploiement de cette solution en entreprise remonte à Août 2008.
A l’instar de JameSpot, l’équipe actuelle de SeeMy développait auparavant des solutions de réseaux sociaux sur internet à destination du grand public. Ils se sont naturellement tournés vers le monde de l’entreprise en pensant que ce qui est utilisé à l’extérieur de l’entreprise peut l’être à l’intérieur.
Les fondamentaux de SeeMy Community
SeeMy Community s’organise autour de 3 grands thèmes :
- La collaboration via la création de groupes de travail (thématiques, produits, projets..) :
Chaque utilisateur est totalement libre de créer des groupes sur sa plate-forme où il va pouvoir déployer les outils suivants : forum, agenda, blog et galerie multimédia (podcasts audio, vidéo, images) etc.. :

Il faut noter l’attention particulière qui a été apportée à l’intégration d’éléments multimédia : j’ai beaucoup apprécié l’option permettant de créer un chaine vidéo à l’intérieur d’un groupe, à l’instar de ce que propose Youtube :

intégration d'une vidéo dans un groupe
Il est à noter qu’un groupe peut être ouvert à des personnes extérieures à l’entreprise (prospects, clients) pour pouvoir par exemple travailler sur un document en mode wiki ou poursuivre une discussion faisant suite à une réunion via le forum.
- Le knowledge management via l’édition de profils riches :
Plutôt que de proposer la constitution d’un annuaire d’entreprise basique de collaborateurs auxquels on rattacherait des fiches métiers figées, SeeMy Community met à disposition un éditeur de profil riche avec lequel chaque personne détaille ses compétences, ses centres d’intérêts, ses expertises etc…

Un exemple de profil riche
A partir de ces données, le système génère un nuage de tags facilitant la recherche d’expertises au sein de l’entreprise. A noter de manière plus générale que l’information dans la communauté ne se catégorise pas et ne se thématise pas : tous les contenus sont simplement taggués. C’est notamment à partir de ces tags que le moteur de recherche va trouver de l’information. On ne navigue pas via des listes déroulantes et l’on utilise principalement le moteur de recherche (puissant d’après mes tests), comme sur Google finalement.

Tags associés à un profil utilisateur
C’est en fait l’agrégation de la totalité de ces profils qui constitue l’annuaire de l’entreprise. On voit évidemment les bénéfices d’un tel système : l’information est facilement mise à jour, plus pertinente et les expertises sont faciles à trouver. Evidemment, si les collaborateurs ne passent pas un peu de temps à remplir leur profil, ça marche moins bien ;-)
- Le flux d’informations :
Là on est dans du Facebook-like pur : dès qu’il se connecte l’utilisateur voit l’ensemble des actions qui se déroulent dans son réseau (c’est à dire dans ses contacts et dans les groupes où il s’implique). Il peut mettre à jour son statut, comme sur FB :

L’interface générale :
Dans un souci de prise en main rapide, l’interface utilisateur se veut simple avec seulement quelques onglets qui permettent à l’utilisateur de naviguer et de créer directement des contenus :

Voici l’intégralité des menus du haut une fois dépliés :



Je trouve cette interface particulièrement réussie : elle allie ergonomie, simplicité et design léché.
A noter qu’elle n’est pas si éloignée de celle que propose BlueKiwi . On peut penser que l’uniformisation des interfaces constitue un gage de maturité pour ce type de produits.
Offre, Technos et prix
La solution repose sur un noyau Java / J2EE. On remarquera pour notre plus grand bonheur l’utilisation massive d’Ajax.
La solution est disponible en mode SaaS uniquement, aux tarifs suivants :
On paye donc au nombre d’utilisateurs (pas de fonctionnalités). Au delà de 200 utilisateurs, il faut contacter SeeMy pour devis. A noter également qu’il est possible de faire développer des fonctionnalités spécifiques si besoin est.
Conclusion :
Après quelques tests, je dirais que SeeMy Community est un outil d’utilisation très agréable : l’interface est vraiment bien pensée en terme d’ergonomie et l’on navigue extrêmement facilement dans l’ensemble des contenus.
Il est donc à mon sens très facile de déployer cette solution au sein d’une organisation.
J’ai aussi constaté qu’une très grande liberté était laissée à l’utilisateur : créer des groupes, uploader n’importe quel type de contenu etc…Donc, si SeeMy est facile à déployer, il faudra à mon avis apporter une attention particulière à l’élaboration d’une charte éditoriale afin de ne pas voir se multiplier les groupes et les contenus hors propos.
SeeMy se distingue enfin par le soin qui a été apporté à l’intégration aisée d’éléments multimédia (son et vidéo) au sein des groupes.
Au final, il est difficile de ne pas comparer SeeMy Community à BlueKiwi. Après avoir testé les deux, je dirais que ces solutions me paraissent assez proches en terme d’offre même si SeeMy préfère proposer moins de fonctionnalités que BlueKiwi et privilégie une approche du réseau social plus classique : le réseau se constitue avec ses contacts et ses groupes alors que BlueKiwi propose un système différent qui auto-génère le réseau de l’utilisateur en fonction de ce qu’il consulte sur la plate-forme.
Ce sont deux très bons produits et je ne peux que vous conseiller de les tester au plus vite pour vous faire votre propre avis.









Il est assez déconcertant de constater que l’innovation multimédia ne provient pas des entreprises, mais de l’extérieur. Je m’explique en caricaturant un peu :





J’ai enfin testé le nouveau produit de Google présenté avec beaucoup de modestie comme « l’outil de communication du 21ème siècle ». Ils sont comme ça chez Google : on ne lésine pas sur les effets d’annonce. Je reste néanmoins toujours un peu méfiant car Google nous a certes habitué à des produits vraiment bien foutus : Gmail, Earth, Maps etc…
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Ne nous le cachons pas : déployer un intranet open source en entreprise à l’heure actuelle est une chose assez compliquée : il y a plétores de bons CMS mais dès lors qu’il s’agit d’y adjoindre des modules permettant par exemple, la réservation de ressources en ligne, l’ajout d’un annuaire d’entreprise, le déploiement facile de groupes privés d’utilisateurs et j’en passe, on se retrouve vite dans des situations assez inextricables et potentiellement coûteuses en termes d’intégration.
Une fois l’analyse des besoins effectuée en interne (je reviendrai plus tard en détails sur cette phase) , une fois l’organisation du projet décidée, il est temps de lancer une consultation auprès de prestataires susceptibles de prendre en charge le développement de l’intranet. Alors, quel document leur fournir afin que ces derniers soit en mesure d’élaborer pour vous une proposition technologique et commerciale ? 
Je dépose en PJ à ce billet 2 documents word que j’ai rédigé lors de la phase d’analyse des besoins dans le cadre d’un projet de refonte intranet pour le compte d’une institution de la région grenobloise.