Archive pour décembre 2009

Présentation de Jamespot Pro

24 décembre 2009

Toujours dans le domaine de l’intranet, je vous livre ici un autre bon exemple de pénétration des technologies  web 2.0 au sein de l’entreprise avec Jamespot Pro.

Dans sa version grand public, Jamespot est un système de social bookmarking qui a conquis des dizaines de milliers d’utilisateurs à travers le monde. Le site est traduit en 12 langues. Il est principalement utilisé en France, aux Etats Unis et au…Brésil.  Attention, il ne s’agit pas d’un système de boomarking basique à la Delicious.  Je m’explique :

Avec Jamespot, vous repérez une actu qui vous intéresse, vous la « spottez » et l’info vient se placer dans votre page (votre spot). Au fur et à mesure que vous spottez des informations, vous voyez sous vos yeux ébaillis un blog se constituer.  Les autres spotteurs peuvent venir commenter les infos que vous avez déniché et s’abonner à votre spot.

vue générale d'un spot

vue générale d'un spot

Jamespot se veut donc :

- Hybride : il se situe entre le social bookmarking, le blog et le réseau social.

- Simple : je copie une info (textes, images, liens) et je la colle dans mon spot ; le processus de publication est donc simplifié à l’extrême.

- Puissant : le spot (l’endroit) est une notion maniable à souhait qui trouve des applications tout à fait pertinentes en entreprise. En effet, un spot peut prendre la forme d’un groupe de travail, d’une thématique, d’un projet, d’un service etc…

Fort de ce constat de transposition possible en milieu professionnel, Jamespot propose depuis début 2009 une offre à destination des entreprises en mode SaaS : Jamespot Pro

Exemples d’utilisation en entreprise :

Le premier cas est évident et reprend texto la version grand public : la veille sur internet.  Vous trouvez un article intéressant pour votre entreprise, il vous suffit de le spotter et de le mettre à disposition dans un spot public ou privé, en fonction de la population potentiellement intéressée par cette information. Ce  qui prendrait du temps s’il fallait rédiger, mettre en forme un mail et l’envoyer à un ou plusieurs destinataires s’effectue en quelques clics avec Jamespot Pro.

interface de publication d'un article à spotter

interface de publication d'un article à spotter

Prenons maintenant le cas d’une entreprise lambda éparpillée géographiquement qui doit concevoir le plan de communication 2011. Cela implique un travail inter services réunissant la communication, le marketing, le commercial, la Direction…

Avec Jamespot Pro, l’entreprise va pouvoir se créer un Spot « Plan de communication 2011 » à partir duquel elle va pouvoir travailler des documents en mode Wiki, planifier des réunions de travail à distance, spotter des informations utiles au projet, assigner des tâches à tel ou tel membre du groupe. Au fur et à mesure du projet, de nouveaux utilisateurs peuvent être invités à rejoindre le spot pour apporter leur point de vue et finaliser le travail.

On peut créer un spot directement depuis le front office

On peut créer un spot directement depuis le front office

On remplit ensuite les infos générales du spot

On remplit ensuite les infos générales du spot

Sélection du thème graphique du spot

Sélection du thème graphique du spot

Sélection des contenants du spot

Sélection des contenants du spot

Vue d'un spot publié sur un intranet

Vue d'un spot publié sur un intranet

Les exemples de contextes d’utilisation ne manquent pas et Jamespot Pro peut également être utilisé pour travailler directement avec des clients. Il suffit de créer un spot, d’en définir les contenants puis d’envoyer des invitations à rejoindre le spot aux clients.

Positionnement

Je ne peux évidemment pas m’empêcher de comparer Jamespot Pro avec un outil comme blueKiwi.

Le périmètre fonctionnel de Jamespot Pro est plus restreint et c’est un parti pris : là où blueKiwi propose une palette étendue de fonctionnalités puissantes allant du micro-blogging à la recherche d’expertise au sein d’une entreprise, Jamespot Pro s’appuie sur son bouton « spot it » et une création de groupes ultra simplifiée.

Il est de fait assez évident que le temps de prise en main de ce dernier est réduit par rapport à l’apprentissage que requiert un blueKiwi , bien que ce dernier propose au final beaucoup plus d’outils.

Il ne m’appartient pas de juger si tel ou tel produit est le meilleur. Ce sont aux entreprises de faire un choix, en fonction du périmètre à couvrir.

Attention cependant, si Jamespot Pro se déploie très facilement, il conviendra néanmoins de bien définir au préalable ce qu’est un spot histoire de ne pas se retrouver avec un nuée de groupes sans réelle unité (ex : direction communication, projet de refonte du site web, discussion sur la réunion d’hier etc….)

Quelques mots concernant la technologie et les offres tarifaires

Je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos concernant les technologies sur lesquelles repose Jamespot Pro. Après échanges avec Alain Garnier, CEO de Jamespot, il semble qu’un couplage fort du produit avec le CMS open source Drupal soit assez avancé. J’aurai certainement plus d’informations à communiquer là dessus en début d’année prochaine.

En ce qui concerne les prix, vous trouverez tout à cette adresse. Pour ceux qui ont la flemme de cliquer, je vous ai prévu une petite capture écran qui récapitule tout ça :

tarifs

Conclusion

Le parti pris de Jamespot Pro est intéressant et pourrait se résumer ainsi : ce qui est  simple et fun  à l’extérieur doit aussi l’être à l’intérieur.

Une entreprise qui recherche rapidité de mise en œuvre et facilité de prise en main devrait donc s’intéresser à cette solution susceptible de fluidifier efficacement les échanges au sein d’une organisation.

Evidemment, on peut arguer du fait que cette recherche d’une simplicité accrue entraine une couverture fonctionnelle amoindrie : par exemple, le plateforme n’offre pas d’outils de microblogging à la Twitter ou de module permettant de publier des sondages.  L’intégration de ces types de fonctions relève à l’heure actuelle du développement spécifique.

Il conviendra donc peut-être de travailler sur des modèles permettant au client de garder cet esprit de simplicité ou d’y adjoindre de nouveaux modules, en fonction de ses besoins.

Jamespot Pro est incontestablement innovant, encore assez jeune. Il sera intéressant de voir quelle direction il va prendre en 2010 : rester dans la simplicité, facteur différenciateur mais un peu limité fonctionnellement, ou s’ouvrir à une approche d’avantage modulaire, ce qui entrainerait une concurrence plus frontale avec d’autres acteurs du marché, blueKiwi en tête sur le marché français. Les paris sont ouverts.

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Collaborer avec un kiwi bleu

19 décembre 2009

bluekiwi_smallIl est assez déconcertant de constater que l’innovation multimédia ne provient pas des entreprises, mais de l’extérieur.  Je m’explique en caricaturant un peu :

Au bureau, vous ouvrez le matin au mieux votre client bien lourd Outlook Express ou au pire votre Lotus Notes ergonomique et convivial comme un porte de prison. Vous allez ensuite vous connecter à votre intranet Sharepoint sur lequel vous pouvez visualiser l’édito de la direction datant de 2007et télécharger le journal de l’entreprise au format PDF (bâillements).

Si vous êtes webmaster, vous avez surement la chance de travailler sur un CMS dont le back office rivalise d’élégance avec un téléscripteur moldave des années 50.  Vous devez vous y reprendre à 10 fois avant d’arriver à publier un article où les images se positionnent bien comme vous voulez. Chaque année, la Direction injecte au bas mot 30 000 euros dans cet outil pour implémenter des fonctionnalités de haut niveau comme par exemple un éditeur de texte avancé qui marche, ou, comble de la nouveauté, la possibilité d’agréger des fils RSS.

Une fois rentré chez vous, il vous arrive de rallumer votre ordinateur pour accéder en un éclair à votre boite Gmail, allez poster des commentaires sur des blogs ou alimenter le votre en 2 clics, vous abonner à des flux RSS directement via votre navigateur Firefox, aller prendre des nouvelles de vos contacts via Facebook , envoyer un petit Twit via votre téléphone portable etc…

Le salarié lambda peut donc légitimement se demander pourquoi son entreprise paye si cher pour des outils peu flexibles alors qu’il existe en dehors du bureau des outils sympas, faciles à prendre en main, qui facilite la communication via l’utilisation massive des réseaux sociaux.

On peut bien sur arguer du fait qu’en entreprise, on est pas là pour s’amuser et la DSI vous le dira : Sharepoint et compagnie sont parfaitement sécurisés.

Ces réponses sont de moins en moins convaincantes et il semble que la donne soit heureusement en train de changer. Illustration dans le domaine de l’intranet avec la solution blueKiwi dont je vous livre ci-après un petit tour d’horizon.

Les grandes technologies intranet à l’heure actuelle :

Dans le mondes des outils intranets actuels, on peut distinguer 2 grandes écoles : les outils propriétaires type Sharepoint (Microsofst) ou Websphere (IBM) et les outils open source comme Drupal, EzPublish, SPIP etc…

Le problème de la première catégorie, c’est que ces produits sont assez peu flexibles ou requièrent de très solides compétences techniques si l’on souhaite les maintenir en interne. Ces outils sont très robustes mais pas forcément super friendly en terme d’utilisation. Bref, ce sont des mastodontes avec ce que cela implique de robustesse mais aussi de lourdeur.

Les outils open source, c’est un peu le contraire : on voit pléthores de solutions extrêmement paramétrables, customisables avec du code livré et mis à jour par une communauté plus ou moins active. Cela paraît donc avantageux mais peut se révéler extrêmement long et couteux en terme d’intégration. A noter également que ça n’est pas parce qu’un produit est open source qu’il est forcément facile et sympa à utiliser. Il n’y a qu’à voir par exemple le back office d’un Drupal pour se rendre compte que ça n’est pas à la portée de n’importe qui (ceci dit j’aime beaucoup Drupal).

Bref, pour une entreprise qui souhaiterait déployer un intranet facile à prendre en main, simple d’utilisation et proposant des fonctionnalités 2.0 c’est un peu le casse-tête chinois car il n’y a pas vraiment d’outil « ready made » existant sur le marché.

J’avais parlé précédemment d’Open Atrium (open source) qui se rapproche de cela mais l’outil n’est encore qu’en Beta.

La solution, c’est peut-être blueKiwi:

blueKiwi est une plateforme collaborative (une plate-forme de « social business ») développée par l’éditeur français blueKiwi Software. Elle est disponible en mode SAS mais peut également être installée sur un serveur d’entreprise. Ce n’est pas de l’open source : c’est une solution payante :

prix_blueKiwi

Ce qui frappe tout de suite sur cette plate-forme, c’est le soin qui a été apporté au découpage de l’interface et aux onglets de navigation. L’utilisateur est placé au centre du système (onglet « Vous »). Il dispose d’un tableau de bord d’une grande clarté lui permettant de suivre toutes les informations, personnes, mots-clés ou documents qui l’intéressent lui. Notons aussi que ce tableau de bord est personnalisable et que l’utilisateur est libre d’afficher et de classer les contenus du tableau comme bon lui semble.

On est également positivement étonné par l’utilisation proposée du réseau social : on ajoute pas des amis. Le réseau s’auto-génère en fonction des articles que vous avez consulté ou des personnes qui ont consulté vos publications.  Cela facilité évidemment la mise en relation de personnes s‘intéressant par exemple à une problématique commune.

Les profils sont d’ailleurs enrichissables par l’utilisateur. Il peut ajouter son CV, ses expertises, des mots clés qui vont lui permettre de se rendre encore plus visible dans le réseau :

profil

J’ai également adoré le menu qui permet à la personne de contribuer sur la plateforme : un simple menu déroulant « Créer » proposant les actions suivantes :

creer_contenu

Pas besoin de passer par un back office, de se relogguer et de naviguer dans divers menus pour trouver le bon module. On choisi un élément dans la liste déroulante et c’est parti, on participe.

Un autre super point, c’est l’ouverture de l’intranet vers l’extérieur. Vous travaillez avec un client sur un projet et vous souhaitez partager des documents avec lui ? Vous lui envoyez une invitation par mail à rejoindre un groupe de travail crée spécifiquement à cet effet. On sort du mode de fonctionnement souvent trop autistique de ce type d’outil pour partager avec l’extérieur.

D’ailleurs en ce qui concerne le travail sur un document, blueKiwi met à votre disposition un outil de wiki (wikidoc) et d’archivage de document efficace qui vous permet de travailler en mode projet avec d’autres personnes de l’entreprise ou des clients et de garder facilement trace de ce qui a été rèalisé.

wikidoc

J’aime aussi la mise à disposition d’un système de taxonomie  qui permet de tagguer tous types de contenus. On sort de la logique sclérosée de catégorisation de l’information et l’on s’ouvre à des modes de recherches plus intuitifs et pertinents. A noter qu’il est tout de même possible de rattacher des contenus à des thématiques et des sous thématiques.

Voilà selon moi les principaux aspects à retenir de blueKiwi et il serait trop long de lister toutes les petites fonctionnalités super sympas et utiles qui parsèment cet outil. Je vous conseille la lecture de cet article qui s’intéresse plus en détails à toutes les fonctionnalités et options de la plate-forme.

Dans la dernière version de blueKiwi, il faut quand même noter le fait que l’on peut développer des plugins pour lier la plate-forme à d’autres applications ainsi que les efforts apportés à la mobilité puisque vous pouvez maintenant accéder à la plate-forme via votre téléphone.

Vous pouvez par exemple lier votre blueKiwi à Linkedin

Vous pouvez par exemple lier votre blueKiwi à Linkedin ou à des services Google

Conclusion :

Ca fait plaisir de voir un éditeur qui, avant de se poser des questions purement technos, s’est posé des questions d’usage et s’est demandé comment créer et faire rentrer un outil intelligent et disons le « fun » au sein de l’entreprise.

Je vous invite d’ailleurs de visionner cette vidéo de Joël Ronez, ancien consultant spécialiste en écriture sur internet et qui a depuis pris les commandes du pôle web d’Arte, expliquant sa collaboration avec blueKiwi (elle date de 2006 mais ça reste intéressant).

Si l’on parle purement techno, blueKiwi réussi un sacré tout de force en intégrant harmonieusement outils de blogging, de wiki, de réseau social, de recherche de documents au sein d’un même produit.

Il faudra néanmoins également s’intéresser aux évolutions de SocialText, SeeMy et Jamespot Pro qui proposent aussi des solutions collaboratives sur le même créneau que blueKiwi.

Alors, bien sur, cela a un coût et le prix de l’abonnement peut paraître élevé si vous optez pour un package complet.

Il faut cependant mettre cela en perspective avec les coûts de développements et de paramétrages d’un autre système, propriétaire ou open source, qui vous reviendra à coup sûr à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’entrée de jeu…

Une dernière chose avant de finir, si vous travaillez sur un projet collaboratif à l’heure actuelle, allez donc faire un tour sur la chaîne Intranet de Techtoc TV qui proposent des émissions vraiment utiles : http://techtoc.tv/channel/27/intranets

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Open Atrium dans Linux pro magazine + news

17 décembre 2009

Une bonne introduction à Open Atrium parue dans le numéro de Linux Pro Magazine de Décembre 2009.

Rien de transcendant mais le document constitue une base solide pour qui ne connait pas le produit : on vous explique comment l’installer étape par étape et les principales fonctionnalités de l’outil  sont passées en revue.

Vous pouvez télécharger l’article ici.

Pour ceux qui ne sont pas trop à l’aise avec l’anglais, vous pouvez lire l’article que j’ai rédigé il y quelques semaines : tour d’horizon d’Open Atrium.

A lire aussi un article intéressant sur le site CMS Wire dans lequel Jeff Miccolis de Development Seed donne quelques précisions sur les améliorations qui vont être apportées à Open Atrium dans les temps qui viennent.

Ca à l’air plutôt prometteur. Lien vers l’article ici

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Réflexions sur les usages de Google Wave

15 décembre 2009

google_wave_logoJ’ai enfin testé le nouveau produit de Google présenté avec beaucoup de modestie comme « l’outil de communication du 21ème siècle ». Ils sont comme ça chez Google : on ne lésine pas sur les effets d’annonce. Je reste néanmoins toujours un peu méfiant car Google nous a certes habitué à des produits vraiment bien foutus : Gmail, Earth, Maps etc…

En revanche, ils se sont aussi parfois bien planté avec des applis comme Google Cart (solution de paiement en ligne) ou Froogle qui devait concurrencer Ebay et qui n’est jamais parvenu à s’imposer.

Un outil hybride

Avant de tester le produit, j’ai effectué quelques recherches pour trouver une définition précise de Google Wave et force est de constater qu’il est finalement compliqué de répondre à cette question. On peut penser que les concepteurs se la sont posée mais qu’ils n’ont à aucun moment voulu trancher. C’est ce qui est bien, ou pas, comme nous le verrons pas la suite.

Alors, pour faire simple, Wave est  défini comme un outil collaboratif qui propose de regrouper mail, stockage et partage de documents, messagerie instantanée au sein d’une même entité : Une wave. Fini donc d’utiliser un coup le mail, un coup MSN, un coup un espace de stockage sur un serveur. On a plus qu’à tout ranger dans un Wave. Simple et efficace non ?

Vous pouvez consulter cet article qui détaille les fonctionnalités du produit. On trouve d’ailleurs de très nombreux articles qui concernent la techno et les fonctionnalités. Beaucoup moins qui s’intéressent aux usages possibles.

Google Wave lorgne aussi très largement du coté des réseaux sociaux. On rajoute des contacts avec qui on partage informations, photos etc…

Entre réseau social et portail d’entreprise

A la réflexion, on se rend compte que Wave a le cul entre deux chaises : possible concurrent de Facebook, Twitter et compagnie (le coté fun) et outil collaboratif puissant susceptible de faire de l’ombre à Sharepoint (le coté corporate).

Ce qui est bien avec ce genre de positionnement c’est qu’en tapant large, sur un malentendu, ça peut marcher. Le problème c’est qu’en refusant la spécialisation on risque de se planter sur tous les tableaux.

Après avoir testé l’outil, il est difficile de penser que Wave pourrait s’imposer comme un potentiel adversaire de  Facebook : l’interface, même si elle reste conviviale,  demeure trop compliquée pour être prise en main en 5 mn.  On est très loin du coté intuitif d’un Twitter ou de la facilité de prise en main d’un Facebook.  Bref, Wave, c’est encore beaucoup trop nerd.

Du coté fun, Wave me paraît donc bien mal barré.

Du point de vue « coporate », c’est nettement plus enthousiasmant. Wave qui est présenté comme un outil collaboratif me semble en fait aller beaucoup plus loin et peut tout à fait être qualifié de plate-forme communautaire mettant à disposition des utilisateurs un nombre quasi illimité de  fonctionnalités tournées vers la communication. On pourrait même parler de portail d’entreprise 3.0

En effet, un groupe d’utilisateurs peut se servir d’une Wave comme d’un forum, un wiki, un calendrier, un document ou mixer tout ces différents aspects…On peut ensuite classer, tagguer, rechercher des Waves de façon très efficace. L’information est unifiée, modifiable, archivable, partageable à souhait. A ma connaissance, il y a très peu de produits qui permettent de faire cela de manière intuitive.

Cette vidéo qui montre bien tout ce qu’il serait possible de faire si l’on déploie Wave au sein d’une entreprise :

La force de Wave réside peut-être aussi dans ce mélange de personnel et de corporate. En ce sens, l’outil aboli les frontières entre aspects professionnels et personnels et l’on voit qu’il serait facile de partager facilement au sein d’un environnement professionnel des données pro et perso. Cela contribue à humaniser et à décloisonner les informations.

Les freins à l’utilisation de Wave en entreprise

Le problème principal qui se pose, c’est la confidentialité des données. Wave est une application cloudée, ce qui implique de gros problèmes en terme de sécurité informatique. Notons aussi que Google peut en théorie accéder aux données d’une entreprise puisqu’il en est l’hébergeur. Il est donc difficile de penser qu’un DSI pourrait sérieusement penser à implanter Wave dans l’état actuel des choses. Notons néanmoins qu’une version installable derrière un pare-feu semble être dans les tuyaux :

D’autres points ne sont pas encore finalisés comme la connexion à un annuaire d’entreprise, fonctionnalité incontournable d’un intranet. Reste à voir également comment se fera l’intégration de connecteurs pour, par exemple, aller remonter dans une Wave des documents présents dans un GED. Notons à ce sujet que Wave repose sur le protocole Federation, ouverts à la communauté des développeurs pour permettre une mise en commun des développements.

J’ai aussi lu sur la toile beaucoup de retours où des utilisateurs se sentent complètement perdu dans l’outil du fait du trop grand nombre de fonctionnalités offertes.

Conclusion :

Wave est un produit encore tout jeune (en version Preview) dont le positionnement n’est pas encore clair. On a l’impression que les concepteurs ont fabriqué une sorte de créature de Frankeinstein dont le destin réside dans les mains des utilisateurs. C’est là la richesse de cet outil mais aussi sa faiblesse. : L’utilisateur est libre de faire énormément de choses, voire trop et il risque de se perdre.

Wave n’en demeure pas moins un outil qui propose une approche novatrice de la collaboration, totalement pertinente dans un contexte professionnel et il me semble qu’il serait tout à fait possible de se servir de Wave comme d’un intranet à part entière. Reste à voir si Google va proposer dans les temps qui viennent des packages  orientés entreprise qui lèveraient les freins actuels liés à son utilisation.

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Les entreprises sur Twitter

10 décembre 2009

twitter_logo

Le Monde a publié hier un article qui dresse des statistiques assez intéressantes sur le taux d’utilisation de Twitter à l’échelle mondiale mais aussi à l’échelon français.

On apprend ainsi que : « En valeur absolue, Twitter représente environ un million d’usagers en France, pour 20 millions à l’échelle mondiale à présent, et 25 millions d’ici la fin de l’année ».C’est d’autant plus intéressant que j’ai remarqué qu’il était relativement compliqué d’obtenir des chiffres fiables d’utilisation de Twitter en France.
En 2008, sur le site http://www.marketing20.fr, il est annoncé le chiffre de 5000 (oui 5000) utilisateurs seulement qui possèdent un compte Twitter.

Je ne sais donc pas si ces chiffres sont super fiables mais en tous cas, cela montre que ce service est en plein boom et l’on peut légitiment se demander si les entreprises françaises utilisent cette plate-forme, comment et à quelles fins ?
» En lire plus:Les entreprises sur Twitter

Commerce en ligne : les erreurs de base à éviter

7 décembre 2009

flecheJe vous invite à lire ce retour d’expérience malheureux mais néanmoins intéressant de la créatrice du site torpille.fr qui détaille les raisons de l’échec de son site de vente en ligne.

C’est courageux de l’avouer et c’est aussi extrêmement instructif. On y apprend par exemple qu’elle s’est fait vendre un site marchand à 30 000 euros qui n’a jamais marché et que son business model était mal défini. Résultat : un site moche qui ne vend pas et l’on peut penser que cette personne n’est malheureusement pas une exception.

Donc, quand vous vous lancez, réfléchissez déjà à la problématique de base « quoi vendre à qui ? ». Cela paraît stupide, mais trouver une réponse à cette question est bien moins évident qu’il n’y paraît.  Vendre des CD à des adolescents étant par exemple une assez mauvaise réponse.

Ceci étant, sur le web, la réponse à la première partie de la question (quoi vendre) est assez encadrée:

-       Vous vendez des produits courants à des prix bas

-       Vous vendez des produits rares que l’on ne trouve pas ailleurs (moi je vends des cyclopousses)

Ensuite, faites attention au choix de votre prestataire si vous n’avez pas les moyens de déployer votre projet en interne. N’allez pas vous faire vendre des prestations hors de prix exécutées par des personnes qui disent maîtriser le commerce en ligne mais qui n’ont jamais réalisé le moindre site marchand et qui ne connaissent pas les bases du commerce.

N’allez pas non plus dépenser des sommes folles en prestations graphiques et concentrez-vous plutôt sur la lisibilité de vos fiches produits : c’est moins cher et plus efficace.

L’idéal étant de trouver un interlocuteur impliqué en qualité de vendeur sur internet et professionnel du multimédia. (Comme moi par exemple)

Et enfin, chose primordiale avant de vous lancer : décrochez votre téléphone, sortez un peu, allez à la rencontre d’autres e-commerçants de votre ville et posez plein de questions. Leurs retours d’expériences sont précieux  et on obtient souvent en face à face des réponses qui ne figurent pas forcément sur les forums et autre blogs de spécialistes.  Ils pourront même vous indiquer de bons prestataires dans votre région et les plans foireux à éviter.

Ca n ‘est pas forcément très web 2.0 mais sortez un peu de chez vous, discutez autour d’un bon café (ou d’une bière de Noël) et faîtes preuve de bon sens ;-)

Pour aller plus loin :

- Comment ne pas torpiller son projet de ecommerce sur le blog de Capitaine Commerce

- Les petits e-commerçants ont le blues, mais ils ne devraient pas sur le blog de Fred Cavazza

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Lisibilité des sites web

2 décembre 2009

lisibilite_sites_webUn ouvrage très complet, plaisant à lire, consacré à ce parent pauvre du web : la lisibilité. Je l’ai dévoré en une journée.

Il intéressera  les chefs de projet, les webmasters, les intégrateurs et peut-être un tout petit peu moins les designers déjà sensibilisés aux problématiques d’accessibilité. Quoique l’ouvrage pointe du doigt qu’il y a encore beaucoup de progrès à accomplir en ce qui concerne, justement, le travail de webdesign.

Les aspects théoriques largement abordés (stratégie de lecture, charges cognitives induites par la lecture sur écran…) sont bien contrebalancés  par une multitude d’exemples  qui analysent, entre autres, pourquoi le site de Canal+ est très bien conçu et pourquoi celui de Guerlain est fatigant à consulter.

Choix des couleurs, des polices, composition des textes, navigation, zoning…tous les aspects pour rendre un site web accessible sont traités en profondeur.

On apprécie également les nombreuses interviews qui viennent éclairer les différents chapitres : créateur de typos, responsables d’agence, designers interactifs, rédacteurs en chef…

A lire absolument.

Tout cela m’a donné envie d’écrire quelques billets sur ce thème qui, à mon sens, va très vite devenir un enjeu majeur dans la conception des sites…à suivre donc.

Titre : Lisibilité des sites web, Des choix typographiques au design d’information

Auteurs : M.-V- Blond, O. Marcellin, M. Zerbib

Editeur : Eyrolles

Prix : 35 euros

Date de publication : 26/11/2009

Voir l’ouvrage sur le site d’Eyrolles

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