Déployer une version mobile de site internet avec WordPress et le plugin WPtouch

11 mars 2010 par Pascal Moutet Pas de commentaires »

Je vous avais parlé il y a quelques semaines d’un site que je venais tout juste de mettre en ligne : madiphone.com

Vu la thématique (l’iPhone), je me devais de développer une version de ce site qui soit consultable facilement depuis un terminal mobile. Les utilisateurs qui connectent à partir d’un téléphone portable sont encore assez rares mais il est certain que cela ne va pas durer.

Bref, je me livre ici à un petit retour d’expérience technique :

Le site de base Mad iPhone est développé sous WordPress, solution open source qui propose des plugins pour rendre une blog mobile : c’est à dire que l’affichage et la navigation sont pensés pour des écrans de petite taille.

J’ai fait un peu le tour des forums et j’ai retenu le plugin WPtouch qui semblait avoir plutôt bonne presse (presse..WordPress…lol ?).

WPtouch fait office de thème graphique mais il est présenté sous la forme d’un plugin. Why not ?

Comme tous les plugins WordPress, c’est super simple a installer : on décompresse, on balance sur FTP et on active. On se rend ensuite dans les réglages du plugin pour paramétrer le bouzin.

Première bonne surprise, l’interface d’admin de WPtouch est ultra claire, super complète avec plein d’options. C’est bien quand il y a plein d’options, ça veut souvent dire qu’on aura pas (ou moins) à gratter dans le code.

Après avoir effectué quelques réglages, je suis allé voir ce que l’affichage du site donnait sur mon iPhone et il faut reconnaître que c’était pas mal du tout.

Pour ceux qui ne sont pas trop regardant ou qui veulent une version mobile simple de leur site : une rapide activation du plugin et quelques réglages feront l’affaire.

En ce qui me concerne, j’ai du faire quelques ajustements (assez long quand même) pour obtenir un affichage homogène entre les articles en pages d’accueil et les articles qui s’affichaient dans les catégories et dans les tags. J’ai aussi n peu trifouillé la CSS pour obtenir un affichage qui me convienne parfaitement. En tout et pour tout, j’ai du y passer une journée et je suis plutôt satisfait du résultat.

Je vous invite donc à aller voir ce que donne www.madiphone.com depuis votre iPhone (ou BlackBerry et autres HTC). Pour ceux qui ont la flemme ou qui n’ont pas de smartphone (il y en a si si..) voici quelques captures écrans :

Affichage des articles sur la page d'accueil

Bandeau du site et consultation d'un article

Bandeau du site et consultation d'un article

Le menu de navigation : simple et de bon goût

le menu de navigation : simple et de bon goût

l'affichage des catégories du blog Mad iPhone

Affichage des catégories du blog Mad iPhone

Je profite aussi de ce post pour vous parler de 2 autres plugins qui m’ont paru vraiment intéressants car il permettent de publier en même temps sur votre blog et sur les réseaux sociaux typer FaceBook.

WordBooker : un plugin vraiment bien car il permet d’envoyer automatiquement sur son profil FaceBook les articles que l’on publie sur son blog et les commentaires publiés sur FaceBook sont importés dans l’article du blog.  Ça unifie efficacement le  procès de publication et d’échanges autour des billets. A ne pas confondre avec le plugin WordBook qui offre moins de possibilités d’interaction entre FaceBook et son blog !

Même principe pour WordTwit qui vous permet d’envoyer automatiquement sut Twitter les titres des vos articles avec un lien vers votre blog. Indispensable pour créer des conversations et gagner des followers.

Si vous avez des questions concernant ces plugins ou si vous souhaitez nous faire partager vos avis, n’hésitez surtout pas à laisser un commentaire ;-)

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Retour d’expérience sur un site réalisé avec WordPress : Mad iPhone

16 février 2010 par Pascal Moutet Pas de commentaires »

Il y avait quelques temps que je n’avais pas mis les mains dans le cambouis et l’idée de réaliser un site traitant du iPhone et autres produits Apple me trottait dans la tête depuis quelques temps.

J’ai donc pris mon courage à 2 mains pendant quelques jours et je viens de mettre en ligne le site Mad iPhone à l’adresse suivante : www.madiphone.com

Avant de me lancer, j’ai un peu hésité entre Drupal, WordPress et WordPress MU auquel j’aurais ajouté le plugin de réseau social BuddyPress.

J’ai assez vite écarté Drupal, solution que j’aime beaucoup, mais qui me paraissait un peu surdimensionnée pour le site que je voulais mettre en place, à savoir agréger des news et proposer des forums.

J’ai également regardé un peu du coté de BuddyPress qui ne tourne qu’avec WordPress MU. Ce plugin propose de créer des réseaux sociaux privatifs autour d’un site internet. Je n’ai finalement pas retenu cette idée partant du principe qu’il y a déjà assez de réseaux sociaux en tous genres et que ça n’était donc pas la peine d’en développer un spécifique à Mad iPhone. De plus, BuddyPress fonctionne seulement avec WordPress MU : version qui permet de déployer plusieurs blogs sur un même serveur, fonctionnalité dont je n’avais pas besoin.

Au final, j’ai donc installé une version de base de WordPress à laquelle j’ai rajouté un plugin de foum plutôt pas mal : SimplePress. Il est bien mais il y a quand même un travail conséquent sur la traduction, un peu approximative et peu exhaustive pour le français.

Pour les autres plugins utilisés, je suis resté dans les très grands classiques :

- All in One SEO Pack pour le référencement

- Google Analytics for Wordpress

- Google XML SItemaps

- Subscribe to Comments

- Add to Any (permet de partager les articles du blog sur les réseaux sociaux)

Pour le thème graphique, j’ai porté mon choix sur celui-ci que j’ai pas mal remanié : Je n’avais juste pas fait attention au fait qu’une partie du footer et de l’index étaientt cryptés et j’ai un peu galéré à enlever les pubs qui s’y trouvaient mais un peu de code et tout est rentré dans l’ordre.

J’ai passé quand même un peu de temps à reprendre l’intégralité des CSS et à intégrer ma charte graphique.

Une fois de plus, ça été un bonheur de bosser sous WordPress : c’est simple d’utilisation, c’est configurable à souhait et on crée rapidement des choses qui tiennent la route.

Je vous souhaite une bonne visite sur www.madiphone.com et n’hésitez pas à me faire part de vos impressions dans les commentaires !

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Nouvelle donne dans le référencement : impacts et perspectives

15 janvier 2010 par Pascal Moutet 6 commentaires »

Carrément bousculé par Twitter, Google rectifie un peu le tir et améliore certaines de ses fonctionnalités : recherche en temps réel, personnalisation des résultats, géolocalisation.

Cette nouvelle approche n’est évidemment pas sans conséquences sur le classement des résultats qui vont apparaître dans l’interface du moteur de recherche n°1. On peut même parler de véritable bouleversement dans les us et coutumes du travail de référencement comme le décrit très bien ce billet.

En synthèse, l’auteur explique que la personnalisation des résultats va entrainer des affichages différents d’un internaute à l’autre. C’est plutôt bien pour l’internaute puisque ses goûts sont pris en compte mais les agences qui vendent des prestations de positionnement vont avoir beaucoup de mal à expliquer ces variations à leurs clients…

Bien sûr, pour s’assurer d’un positionnement non aléatoire, il sera toujours possible d’investir dans des campagnes adwords : Google est malin !

Google propose aussi toujours plus de résultats liés à la géolocalisation de l’internaute et remonte des résultats de différentes natures (vidéo, actus etc…). L’insertion des ces données en première page entrainent logiquement un chamboulement dans les classements.

Tout cela indique que le temps où l’on s’intéressait uniquement au SEO (Search Engine Optimization) est révolu.

Attention, ce domaine reste un pré requis (optimisations des balises, réécriture d’URL…) mais il va falloir impérativement s’intéresser à d’autres choses que son propre site internet et communiquer de manière plus large en s’appuyant sur les réseaux sociaux et en publiant des contenus réellement multimédia (images, vidéo). C’est à présent à l’entreprise de se rendre sur les lieux de discussions de ses clients potentiels et plus l’inverse : le client qui se rend sur le site de l’entreprise perçu comme source primordiale d’informations.

On peut même penser qu’une entreprise qui souhaite se lancer dans un plan de communication en ligne ne devrait pas allouer trop de budget à son site web mais plutôt à la production, la rédaction et la diffusion de ses informations sur les grandes plateformes sociales (Facebook, Twitter,…).

Si l’on pousse un peu la prospective pour savoir à quoi pourrait ressembler un site web d’entreprise dans quelques années, on peut imaginer une sorte de gros agrégateur RSS à la Netvibes qui listera les informations publiées et discutées par la structure ici (Youtube, Dailymotion…) ou là (Twitter).

A la réflexion, on se rend compte qu’une entreprise sur le web pourrait communiquer à la manière des groupes de rock actuels. En effet, bon nombre d’entre eux ont tout bonnement abandonné leur site web pour simplifier et en même temps multiplier leur présence sur la toile : une simple page Myspace qui permet de tout faire : communiquer avec ses fans, envoyer des news, copier coller des vidéos publiés ici et là etc.

Résultat ; une visibilité accrue, des contenus largement disponibles, un échange facilité avec les fans. Un modèle dont les entreprises pourraient totalement s’inspirer pour accroitre leur présence en ligne si l’on part du principe que :

Groupe de rock = entreprise

Fans = clients potentiels

On le voit bien, l’heure n’est plus seulement au bidouillage, à l’optimisation du code mais bien à l’écriture et à la communication. L’avenir à moyen terme appartient donc à ceux qui ont des choses à dire, qui sont prêts à engager des conversations et qui publient régulièrement des actus.  Pour les autres ça risque d’être beaucoup plus difficile de sortir du lot…

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Zelnik c’est super mais allons encore plus loin !

7 janvier 2010 par Pascal Moutet 10 commentaires »

Le rapport Zelnik est dispo et, à n’en pas douter, il va sauver nos belles industries culturelles françaises qui se trouvent dans une panade totale :

-       Les chiffres d’entrée dans les cinés en 2009 claquent tous les records

-       Les chiffres de vente en ligne de musique sont bons et le prix des places de concerts sold-out ont littéralement explosé

-       On a jamais publié autant de livres et ce secteur semble plutôt bien portant

J’ai lu le rapport et je trouve qu’il ne va pas assez loin. On y trouve de brillantes idées, enfin surtout une : Taxer. On ne sait pas encore trop quoi (google, les FAI, le pirates tec..) mais en tous cas on tient un concept novateur : la bonne grosse taxe bien grasse.

Alors oui, il y a de l’idée : taxe et répression. Néanmoins, cela ne me semble pas aller assez loin dans l’innovation. Le problème central de l’internet en France, c’est qu’il y a trop de sites, trop de choix pour le citoyen qui peut même accéder à des contenus gratuits. Il faut donc optimiser tout ça et proposer quelque chose de plus simple, plus centralisé et plus contrôlable.

Je propose donc d’aller plus loin que les modèles nord-coréens, iraniens, chinois et birmans qui se contentent de filtrer l’accès à certains sites. La solution à tous nos maux est simple : il faut créer le site zelnik.fr et fermer tous les autres.

Zelnik.fr sera à même de vous fournir tout ce dont vous aurez besoin :

-       Le « jukebox Sacem » : vous payez un abonnement de 100 euros par an pour accéder au catalogue SACEM et lire les morceaux en streaming. Si vous souhaitez télécharger un album, pas de problème : 10 euros tarif unique. Possibilité de réductions. : vous téléchargez le best of de Céline Dion et le dernier album de Lara Fabian et on vous vous fait l’intégrale d’Isabelle Boulay à moitié prix.

-       La rubrique « Films d’antan » : qui vous propose d’accéder à l’ensemble des films déjà diffusés sur un chaine hertzienne pour la modique somme de 100 euros / mois. C’est la garantie de pouvoir visionner en famille la grande vadrouille où vous voulez, quand vous voulez.

-       La traditionnelle rubrique « presse » : la subvention de 60 000 000 euros accordée pour aider la presse en ligne serait utilisée pour rétribuer des journalistes d’Etat qui travailleront bien entendu en toute impartialité. La consultation des articles sera gratuite.

-       En ce qui concerne les livres numériques, le rapport pointe que ce secteur est encore émergeant. Dans un premier temps, Zelnik.fr vous donnera donc la possibilité de télécharger les œuvres de Marcel Pagnol et de Pierre Bellemare pour un prix qui reste à définir. Le catalogue s’enrichira si le succès est au rendez-vous.

-       Un système proche d’adwords sera présent sur le site. Il aura pour but de diriger le citoyen internaute vers des campagnes de sensibilisation aux dangers du tabac, aux violences routières et à l’obésité.

Voilà les premières pistes qui me viennent. Je pense que mon petit dispositif est tout à fait à même de sauver durablement nos splendides industries culturelles que le monde entier nous envie et qui souffrent injustement. N’hésitez pas à proposer des pistes d’enrichissement du site zelnik.fr dans vos commentaires.

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Présentation de SeeMy Community

5 janvier 2010 par Pascal Moutet 3 commentaires »

Je continue sur ma lancée de billets consacrés à la percée des réseaux sociaux en entreprise.  Après BlueKiwi et JameSpot Pro je vous présente aujourd’hui l’outil SeeMy Community développé par la société française SeeMy.

Petit historique :
Le produit SeeMy Community est tout jeune (mais déjà bigrement mature) puisque le premier déploiement de cette solution en entreprise remonte à Août 2008.

A l’instar de JameSpot, l’équipe actuelle de SeeMy développait auparavant des solutions de réseaux sociaux sur internet à destination du grand public.  Ils se sont naturellement tournés vers le monde de l’entreprise en pensant que ce qui est utilisé à l’extérieur de l’entreprise peut l’être à l’intérieur.

Les fondamentaux de SeeMy Community
SeeMy Community s’organise autour de 3 grands thèmes :

-       La collaboration via la création de groupes de travail (thématiques, produits, projets..) :
Chaque utilisateur est totalement libre de créer des groupes sur sa plate-forme où il va pouvoir déployer les outils suivants : forum, agenda, blog et galerie multimédia (podcasts audio, vidéo, images) etc.. :

actions_groupe

Il faut noter l’attention particulière qui a été apportée à l’intégration d’éléments multimédia : j’ai beaucoup apprécié l’option permettant de créer un chaine vidéo à l’intérieur d’un groupe, à l’instar de ce que propose Youtube  :

integration_video

intégration d'une vidéo dans un groupe

Il est à noter qu’un groupe peut être ouvert à des personnes extérieures à l’entreprise (prospects, clients) pour pouvoir par exemple travailler sur un document en mode wiki ou poursuivre une discussion faisant suite à une réunion via le forum.

-       Le knowledge management via l’édition de profils riches :
Plutôt que de proposer la constitution d’un annuaire d’entreprise basique de collaborateurs auxquels on rattacherait des fiches métiers figées, SeeMy Community met à disposition un éditeur de profil riche avec lequel chaque personne détaille ses compétences, ses centres d’intérêts, ses expertises etc…

exemple_fiche

Un exemple de profil riche

A partir de ces données, le système génère un nuage de tags facilitant la recherche d’expertises au sein de l’entreprise. A noter de manière plus générale que l’information dans la communauté ne se catégorise pas et ne se thématise pas : tous les contenus sont simplement taggués. C’est notamment à partir de ces tags que le moteur de recherche va trouver de l’information. On ne navigue pas via des listes déroulantes et l’on utilise principalement le moteur de recherche (puissant d’après mes tests), comme sur Google finalement.

Tags associés à un profil utilisateur

Tags associés à un profil utilisateur

C’est en fait l’agrégation de la totalité de ces profils qui constitue l’annuaire de l’entreprise. On voit évidemment les bénéfices d’un tel système : l’information est facilement mise à jour, plus pertinente et les expertises sont faciles à trouver. Evidemment, si les collaborateurs ne passent pas un peu de temps à remplir leur profil, ça marche moins bien ;-)

-       Le flux d’informations :
Là on est dans du Facebook-like pur : dès qu’il se connecte l’utilisateur voit l’ensemble des actions qui se déroulent dans son réseau (c’est à dire dans ses contacts et dans les groupes où il s’implique).  Il peut mettre à jour son statut, comme sur FB :

reseau

L’interface générale :
Dans un souci de prise en main rapide, l’interface utilisateur se veut simple avec seulement quelques onglets qui permettent à l’utilisateur de naviguer et de créer directement des contenus :

menus

Voici l’intégralité des menus du haut une fois dépliés :

creer

naviguer

decouvrir

Je trouve cette interface particulièrement réussie : elle allie ergonomie, simplicité et design léché.

A noter qu’elle n’est pas si éloignée de celle que propose BlueKiwi . On peut penser que l’uniformisation des interfaces constitue un gage de maturité pour ce type de produits.

Offre, Technos et prix
La solution repose sur un noyau Java / J2EE. On remarquera pour notre plus grand bonheur l’utilisation massive d’Ajax.

La solution est disponible en mode SaaS uniquement, aux tarifs suivants :

tarifsOn paye donc au nombre d’utilisateurs (pas de fonctionnalités). Au delà de 200 utilisateurs, il faut contacter SeeMy pour devis. A noter également qu’il est possible de faire développer des fonctionnalités spécifiques si besoin est.

Conclusion :
Après quelques tests, je dirais que SeeMy Community est un outil d’utilisation très agréable : l’interface est vraiment bien pensée en terme d’ergonomie et l’on navigue extrêmement facilement dans l’ensemble des contenus.

Il est donc  à mon sens très facile de déployer cette solution au sein d’une organisation.

J’ai aussi constaté qu’une très grande liberté était laissée à l’utilisateur : créer des groupes, uploader n’importe quel type de contenu etc…Donc, si SeeMy est facile à déployer, il faudra à mon avis apporter une attention particulière à l’élaboration d’une charte éditoriale afin de ne pas voir se multiplier les groupes et les contenus hors propos.

SeeMy se distingue enfin par le soin qui a été apporté  à l’intégration aisée d’éléments multimédia (son et vidéo) au sein des groupes.

Au final, il est difficile de ne pas comparer SeeMy Community à BlueKiwi. Après avoir testé les deux, je dirais que ces solutions me paraissent assez proches en terme d’offre même si SeeMy préfère proposer moins de fonctionnalités que BlueKiwi et privilégie une approche du réseau social plus classique : le réseau se constitue avec ses contacts et ses groupes alors que BlueKiwi propose un système différent qui auto-génère le réseau de l’utilisateur en fonction de ce qu’il consulte sur la plate-forme.

Ce sont deux très bons produits et je ne peux que vous conseiller de les tester au plus vite pour vous faire votre propre avis.

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Présentation de Jamespot Pro

24 décembre 2009 par Pascal Moutet 1 commentaire »

Toujours dans le domaine de l’intranet, je vous livre ici un autre bon exemple de pénétration des technologies  web 2.0 au sein de l’entreprise avec Jamespot Pro.

Dans sa version grand public, Jamespot est un système de social bookmarking qui a conquis des dizaines de milliers d’utilisateurs à travers le monde. Le site est traduit en 12 langues. Il est principalement utilisé en France, aux Etats Unis et au…Brésil.  Attention, il ne s’agit pas d’un système de boomarking basique à la Delicious.  Je m’explique :

Avec Jamespot, vous repérez une actu qui vous intéresse, vous la « spottez » et l’info vient se placer dans votre page (votre spot). Au fur et à mesure que vous spottez des informations, vous voyez sous vos yeux ébaillis un blog se constituer.  Les autres spotteurs peuvent venir commenter les infos que vous avez déniché et s’abonner à votre spot.

vue générale d'un spot

vue générale d'un spot

Jamespot se veut donc :

- Hybride : il se situe entre le social bookmarking, le blog et le réseau social.

- Simple : je copie une info (textes, images, liens) et je la colle dans mon spot ; le processus de publication est donc simplifié à l’extrême.

- Puissant : le spot (l’endroit) est une notion maniable à souhait qui trouve des applications tout à fait pertinentes en entreprise. En effet, un spot peut prendre la forme d’un groupe de travail, d’une thématique, d’un projet, d’un service etc…

Fort de ce constat de transposition possible en milieu professionnel, Jamespot propose depuis début 2009 une offre à destination des entreprises en mode SaaS : Jamespot Pro

Exemples d’utilisation en entreprise :

Le premier cas est évident et reprend texto la version grand public : la veille sur internet.  Vous trouvez un article intéressant pour votre entreprise, il vous suffit de le spotter et de le mettre à disposition dans un spot public ou privé, en fonction de la population potentiellement intéressée par cette information. Ce  qui prendrait du temps s’il fallait rédiger, mettre en forme un mail et l’envoyer à un ou plusieurs destinataires s’effectue en quelques clics avec Jamespot Pro.

interface de publication d'un article à spotter

interface de publication d'un article à spotter

Prenons maintenant le cas d’une entreprise lambda éparpillée géographiquement qui doit concevoir le plan de communication 2011. Cela implique un travail inter services réunissant la communication, le marketing, le commercial, la Direction…

Avec Jamespot Pro, l’entreprise va pouvoir se créer un Spot « Plan de communication 2011 » à partir duquel elle va pouvoir travailler des documents en mode Wiki, planifier des réunions de travail à distance, spotter des informations utiles au projet, assigner des tâches à tel ou tel membre du groupe. Au fur et à mesure du projet, de nouveaux utilisateurs peuvent être invités à rejoindre le spot pour apporter leur point de vue et finaliser le travail.

On peut créer un spot directement depuis le front office

On peut créer un spot directement depuis le front office

On remplit ensuite les infos générales du spot

On remplit ensuite les infos générales du spot

Sélection du thème graphique du spot

Sélection du thème graphique du spot

Sélection des contenants du spot

Sélection des contenants du spot

Vue d'un spot publié sur un intranet

Vue d'un spot publié sur un intranet

Les exemples de contextes d’utilisation ne manquent pas et Jamespot Pro peut également être utilisé pour travailler directement avec des clients. Il suffit de créer un spot, d’en définir les contenants puis d’envoyer des invitations à rejoindre le spot aux clients.

Positionnement

Je ne peux évidemment pas m’empêcher de comparer Jamespot Pro avec un outil comme blueKiwi.

Le périmètre fonctionnel de Jamespot Pro est plus restreint et c’est un parti pris : là où blueKiwi propose une palette étendue de fonctionnalités puissantes allant du micro-blogging à la recherche d’expertise au sein d’une entreprise, Jamespot Pro s’appuie sur son bouton « spot it » et une création de groupes ultra simplifiée.

Il est de fait assez évident que le temps de prise en main de ce dernier est réduit par rapport à l’apprentissage que requiert un blueKiwi , bien que ce dernier propose au final beaucoup plus d’outils.

Il ne m’appartient pas de juger si tel ou tel produit est le meilleur. Ce sont aux entreprises de faire un choix, en fonction du périmètre à couvrir.

Attention cependant, si Jamespot Pro se déploie très facilement, il conviendra néanmoins de bien définir au préalable ce qu’est un spot histoire de ne pas se retrouver avec un nuée de groupes sans réelle unité (ex : direction communication, projet de refonte du site web, discussion sur la réunion d’hier etc….)

Quelques mots concernant la technologie et les offres tarifaires

Je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos concernant les technologies sur lesquelles repose Jamespot Pro. Après échanges avec Alain Garnier, CEO de Jamespot, il semble qu’un couplage fort du produit avec le CMS open source Drupal soit assez avancé. J’aurai certainement plus d’informations à communiquer là dessus en début d’année prochaine.

En ce qui concerne les prix, vous trouverez tout à cette adresse. Pour ceux qui ont la flemme de cliquer, je vous ai prévu une petite capture écran qui récapitule tout ça :

tarifs

Conclusion

Le parti pris de Jamespot Pro est intéressant et pourrait se résumer ainsi : ce qui est  simple et fun  à l’extérieur doit aussi l’être à l’intérieur.

Une entreprise qui recherche rapidité de mise en œuvre et facilité de prise en main devrait donc s’intéresser à cette solution susceptible de fluidifier efficacement les échanges au sein d’une organisation.

Evidemment, on peut arguer du fait que cette recherche d’une simplicité accrue entraine une couverture fonctionnelle amoindrie : par exemple, le plateforme n’offre pas d’outils de microblogging à la Twitter ou de module permettant de publier des sondages.  L’intégration de ces types de fonctions relève à l’heure actuelle du développement spécifique.

Il conviendra donc peut-être de travailler sur des modèles permettant au client de garder cet esprit de simplicité ou d’y adjoindre de nouveaux modules, en fonction de ses besoins.

Jamespot Pro est incontestablement innovant, encore assez jeune. Il sera intéressant de voir quelle direction il va prendre en 2010 : rester dans la simplicité, facteur différenciateur mais un peu limité fonctionnellement, ou s’ouvrir à une approche d’avantage modulaire, ce qui entrainerait une concurrence plus frontale avec d’autres acteurs du marché, blueKiwi en tête sur le marché français. Les paris sont ouverts.

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Collaborer avec un kiwi bleu

19 décembre 2009 par Pascal Moutet 3 commentaires »

bluekiwi_smallIl est assez déconcertant de constater que l’innovation multimédia ne provient pas des entreprises, mais de l’extérieur.  Je m’explique en caricaturant un peu :

Au bureau, vous ouvrez le matin au mieux votre client bien lourd Outlook Express ou au pire votre Lotus Notes ergonomique et convivial comme un porte de prison. Vous allez ensuite vous connecter à votre intranet Sharepoint sur lequel vous pouvez visualiser l’édito de la direction datant de 2007et télécharger le journal de l’entreprise au format PDF (bâillements).

Si vous êtes webmaster, vous avez surement la chance de travailler sur un CMS dont le back office rivalise d’élégance avec un téléscripteur moldave des années 50.  Vous devez vous y reprendre à 10 fois avant d’arriver à publier un article où les images se positionnent bien comme vous voulez. Chaque année, la Direction injecte au bas mot 30 000 euros dans cet outil pour implémenter des fonctionnalités de haut niveau comme par exemple un éditeur de texte avancé qui marche, ou, comble de la nouveauté, la possibilité d’agréger des fils RSS.

Une fois rentré chez vous, il vous arrive de rallumer votre ordinateur pour accéder en un éclair à votre boite Gmail, allez poster des commentaires sur des blogs ou alimenter le votre en 2 clics, vous abonner à des flux RSS directement via votre navigateur Firefox, aller prendre des nouvelles de vos contacts via Facebook , envoyer un petit Twit via votre téléphone portable etc…

Le salarié lambda peut donc légitimement se demander pourquoi son entreprise paye si cher pour des outils peu flexibles alors qu’il existe en dehors du bureau des outils sympas, faciles à prendre en main, qui facilite la communication via l’utilisation massive des réseaux sociaux.

On peut bien sur arguer du fait qu’en entreprise, on est pas là pour s’amuser et la DSI vous le dira : Sharepoint et compagnie sont parfaitement sécurisés.

Ces réponses sont de moins en moins convaincantes et il semble que la donne soit heureusement en train de changer. Illustration dans le domaine de l’intranet avec la solution blueKiwi dont je vous livre ci-après un petit tour d’horizon.

Les grandes technologies intranet à l’heure actuelle :

Dans le mondes des outils intranets actuels, on peut distinguer 2 grandes écoles : les outils propriétaires type Sharepoint (Microsofst) ou Websphere (IBM) et les outils open source comme Drupal, EzPublish, SPIP etc…

Le problème de la première catégorie, c’est que ces produits sont assez peu flexibles ou requièrent de très solides compétences techniques si l’on souhaite les maintenir en interne. Ces outils sont très robustes mais pas forcément super friendly en terme d’utilisation. Bref, ce sont des mastodontes avec ce que cela implique de robustesse mais aussi de lourdeur.

Les outils open source, c’est un peu le contraire : on voit pléthores de solutions extrêmement paramétrables, customisables avec du code livré et mis à jour par une communauté plus ou moins active. Cela paraît donc avantageux mais peut se révéler extrêmement long et couteux en terme d’intégration. A noter également que ça n’est pas parce qu’un produit est open source qu’il est forcément facile et sympa à utiliser. Il n’y a qu’à voir par exemple le back office d’un Drupal pour se rendre compte que ça n’est pas à la portée de n’importe qui (ceci dit j’aime beaucoup Drupal).

Bref, pour une entreprise qui souhaiterait déployer un intranet facile à prendre en main, simple d’utilisation et proposant des fonctionnalités 2.0 c’est un peu le casse-tête chinois car il n’y a pas vraiment d’outil « ready made » existant sur le marché.

J’avais parlé précédemment d’Open Atrium (open source) qui se rapproche de cela mais l’outil n’est encore qu’en Beta.

La solution, c’est peut-être blueKiwi:

blueKiwi est une plateforme collaborative (une plate-forme de « social business ») développée par l’éditeur français blueKiwi Software. Elle est disponible en mode SAS mais peut également être installée sur un serveur d’entreprise. Ce n’est pas de l’open source : c’est une solution payante :

prix_blueKiwi

Ce qui frappe tout de suite sur cette plate-forme, c’est le soin qui a été apporté au découpage de l’interface et aux onglets de navigation. L’utilisateur est placé au centre du système (onglet « Vous »). Il dispose d’un tableau de bord d’une grande clarté lui permettant de suivre toutes les informations, personnes, mots-clés ou documents qui l’intéressent lui. Notons aussi que ce tableau de bord est personnalisable et que l’utilisateur est libre d’afficher et de classer les contenus du tableau comme bon lui semble.

On est également positivement étonné par l’utilisation proposée du réseau social : on ajoute pas des amis. Le réseau s’auto-génère en fonction des articles que vous avez consulté ou des personnes qui ont consulté vos publications.  Cela facilité évidemment la mise en relation de personnes s‘intéressant par exemple à une problématique commune.

Les profils sont d’ailleurs enrichissables par l’utilisateur. Il peut ajouter son CV, ses expertises, des mots clés qui vont lui permettre de se rendre encore plus visible dans le réseau :

profil

J’ai également adoré le menu qui permet à la personne de contribuer sur la plateforme : un simple menu déroulant « Créer » proposant les actions suivantes :

creer_contenu

Pas besoin de passer par un back office, de se relogguer et de naviguer dans divers menus pour trouver le bon module. On choisi un élément dans la liste déroulante et c’est parti, on participe.

Un autre super point, c’est l’ouverture de l’intranet vers l’extérieur. Vous travaillez avec un client sur un projet et vous souhaitez partager des documents avec lui ? Vous lui envoyez une invitation par mail à rejoindre un groupe de travail crée spécifiquement à cet effet. On sort du mode de fonctionnement souvent trop autistique de ce type d’outil pour partager avec l’extérieur.

D’ailleurs en ce qui concerne le travail sur un document, blueKiwi met à votre disposition un outil de wiki (wikidoc) et d’archivage de document efficace qui vous permet de travailler en mode projet avec d’autres personnes de l’entreprise ou des clients et de garder facilement trace de ce qui a été rèalisé.

wikidoc

J’aime aussi la mise à disposition d’un système de taxonomie  qui permet de tagguer tous types de contenus. On sort de la logique sclérosée de catégorisation de l’information et l’on s’ouvre à des modes de recherches plus intuitifs et pertinents. A noter qu’il est tout de même possible de rattacher des contenus à des thématiques et des sous thématiques.

Voilà selon moi les principaux aspects à retenir de blueKiwi et il serait trop long de lister toutes les petites fonctionnalités super sympas et utiles qui parsèment cet outil. Je vous conseille la lecture de cet article qui s’intéresse plus en détails à toutes les fonctionnalités et options de la plate-forme.

Dans la dernière version de blueKiwi, il faut quand même noter le fait que l’on peut développer des plugins pour lier la plate-forme à d’autres applications ainsi que les efforts apportés à la mobilité puisque vous pouvez maintenant accéder à la plate-forme via votre téléphone.

Vous pouvez par exemple lier votre blueKiwi à Linkedin

Vous pouvez par exemple lier votre blueKiwi à Linkedin ou à des services Google

Conclusion :

Ca fait plaisir de voir un éditeur qui, avant de se poser des questions purement technos, s’est posé des questions d’usage et s’est demandé comment créer et faire rentrer un outil intelligent et disons le « fun » au sein de l’entreprise.

Je vous invite d’ailleurs de visionner cette vidéo de Joël Ronez, ancien consultant spécialiste en écriture sur internet et qui a depuis pris les commandes du pôle web d’Arte, expliquant sa collaboration avec blueKiwi (elle date de 2006 mais ça reste intéressant).

Si l’on parle purement techno, blueKiwi réussi un sacré tout de force en intégrant harmonieusement outils de blogging, de wiki, de réseau social, de recherche de documents au sein d’un même produit.

Il faudra néanmoins également s’intéresser aux évolutions de SocialText, SeeMy et Jamespot Pro qui proposent aussi des solutions collaboratives sur le même créneau que blueKiwi.

Alors, bien sur, cela a un coût et le prix de l’abonnement peut paraître élevé si vous optez pour un package complet.

Il faut cependant mettre cela en perspective avec les coûts de développements et de paramétrages d’un autre système, propriétaire ou open source, qui vous reviendra à coup sûr à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’entrée de jeu…

Une dernière chose avant de finir, si vous travaillez sur un projet collaboratif à l’heure actuelle, allez donc faire un tour sur la chaîne Intranet de Techtoc TV qui proposent des émissions vraiment utiles : http://techtoc.tv/channel/27/intranets

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Open Atrium dans Linux pro magazine + news

17 décembre 2009 par Pascal Moutet Pas de commentaires »

Une bonne introduction à Open Atrium parue dans le numéro de Linux Pro Magazine de Décembre 2009.

Rien de transcendant mais le document constitue une base solide pour qui ne connait pas le produit : on vous explique comment l’installer étape par étape et les principales fonctionnalités de l’outil  sont passées en revue.

Vous pouvez télécharger l’article ici.

Pour ceux qui ne sont pas trop à l’aise avec l’anglais, vous pouvez lire l’article que j’ai rédigé il y quelques semaines : tour d’horizon d’Open Atrium.

A lire aussi un article intéressant sur le site CMS Wire dans lequel Jeff Miccolis de Development Seed donne quelques précisions sur les améliorations qui vont être apportées à Open Atrium dans les temps qui viennent.

Ca à l’air plutôt prometteur. Lien vers l’article ici

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Réflexions sur les usages de Google Wave

15 décembre 2009 par Pascal Moutet 1 commentaire »

google_wave_logoJ’ai enfin testé le nouveau produit de Google présenté avec beaucoup de modestie comme « l’outil de communication du 21ème siècle ». Ils sont comme ça chez Google : on ne lésine pas sur les effets d’annonce. Je reste néanmoins toujours un peu méfiant car Google nous a certes habitué à des produits vraiment bien foutus : Gmail, Earth, Maps etc…

En revanche, ils se sont aussi parfois bien planté avec des applis comme Google Cart (solution de paiement en ligne) ou Froogle qui devait concurrencer Ebay et qui n’est jamais parvenu à s’imposer.

Un outil hybride

Avant de tester le produit, j’ai effectué quelques recherches pour trouver une définition précise de Google Wave et force est de constater qu’il est finalement compliqué de répondre à cette question. On peut penser que les concepteurs se la sont posée mais qu’ils n’ont à aucun moment voulu trancher. C’est ce qui est bien, ou pas, comme nous le verrons pas la suite.

Alors, pour faire simple, Wave est  défini comme un outil collaboratif qui propose de regrouper mail, stockage et partage de documents, messagerie instantanée au sein d’une même entité : Une wave. Fini donc d’utiliser un coup le mail, un coup MSN, un coup un espace de stockage sur un serveur. On a plus qu’à tout ranger dans un Wave. Simple et efficace non ?

Vous pouvez consulter cet article qui détaille les fonctionnalités du produit. On trouve d’ailleurs de très nombreux articles qui concernent la techno et les fonctionnalités. Beaucoup moins qui s’intéressent aux usages possibles.

Google Wave lorgne aussi très largement du coté des réseaux sociaux. On rajoute des contacts avec qui on partage informations, photos etc…

Entre réseau social et portail d’entreprise

A la réflexion, on se rend compte que Wave a le cul entre deux chaises : possible concurrent de Facebook, Twitter et compagnie (le coté fun) et outil collaboratif puissant susceptible de faire de l’ombre à Sharepoint (le coté corporate).

Ce qui est bien avec ce genre de positionnement c’est qu’en tapant large, sur un malentendu, ça peut marcher. Le problème c’est qu’en refusant la spécialisation on risque de se planter sur tous les tableaux.

Après avoir testé l’outil, il est difficile de penser que Wave pourrait s’imposer comme un potentiel adversaire de  Facebook : l’interface, même si elle reste conviviale,  demeure trop compliquée pour être prise en main en 5 mn.  On est très loin du coté intuitif d’un Twitter ou de la facilité de prise en main d’un Facebook.  Bref, Wave, c’est encore beaucoup trop nerd.

Du coté fun, Wave me paraît donc bien mal barré.

Du point de vue « coporate », c’est nettement plus enthousiasmant. Wave qui est présenté comme un outil collaboratif me semble en fait aller beaucoup plus loin et peut tout à fait être qualifié de plate-forme communautaire mettant à disposition des utilisateurs un nombre quasi illimité de  fonctionnalités tournées vers la communication. On pourrait même parler de portail d’entreprise 3.0

En effet, un groupe d’utilisateurs peut se servir d’une Wave comme d’un forum, un wiki, un calendrier, un document ou mixer tout ces différents aspects…On peut ensuite classer, tagguer, rechercher des Waves de façon très efficace. L’information est unifiée, modifiable, archivable, partageable à souhait. A ma connaissance, il y a très peu de produits qui permettent de faire cela de manière intuitive.

Cette vidéo qui montre bien tout ce qu’il serait possible de faire si l’on déploie Wave au sein d’une entreprise :

La force de Wave réside peut-être aussi dans ce mélange de personnel et de corporate. En ce sens, l’outil aboli les frontières entre aspects professionnels et personnels et l’on voit qu’il serait facile de partager facilement au sein d’un environnement professionnel des données pro et perso. Cela contribue à humaniser et à décloisonner les informations.

Les freins à l’utilisation de Wave en entreprise

Le problème principal qui se pose, c’est la confidentialité des données. Wave est une application cloudée, ce qui implique de gros problèmes en terme de sécurité informatique. Notons aussi que Google peut en théorie accéder aux données d’une entreprise puisqu’il en est l’hébergeur. Il est donc difficile de penser qu’un DSI pourrait sérieusement penser à implanter Wave dans l’état actuel des choses. Notons néanmoins qu’une version installable derrière un pare-feu semble être dans les tuyaux :

D’autres points ne sont pas encore finalisés comme la connexion à un annuaire d’entreprise, fonctionnalité incontournable d’un intranet. Reste à voir également comment se fera l’intégration de connecteurs pour, par exemple, aller remonter dans une Wave des documents présents dans un GED. Notons à ce sujet que Wave repose sur le protocole Federation, ouverts à la communauté des développeurs pour permettre une mise en commun des développements.

J’ai aussi lu sur la toile beaucoup de retours où des utilisateurs se sentent complètement perdu dans l’outil du fait du trop grand nombre de fonctionnalités offertes.

Conclusion :

Wave est un produit encore tout jeune (en version Preview) dont le positionnement n’est pas encore clair. On a l’impression que les concepteurs ont fabriqué une sorte de créature de Frankeinstein dont le destin réside dans les mains des utilisateurs. C’est là la richesse de cet outil mais aussi sa faiblesse. : L’utilisateur est libre de faire énormément de choses, voire trop et il risque de se perdre.

Wave n’en demeure pas moins un outil qui propose une approche novatrice de la collaboration, totalement pertinente dans un contexte professionnel et il me semble qu’il serait tout à fait possible de se servir de Wave comme d’un intranet à part entière. Reste à voir si Google va proposer dans les temps qui viennent des packages  orientés entreprise qui lèveraient les freins actuels liés à son utilisation.

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Les entreprises sur Twitter

10 décembre 2009 par Pascal Moutet 8 commentaires »

twitter_logo

Le Monde a publié hier un article qui dresse des statistiques assez intéressantes sur le taux d’utilisation de Twitter à l’échelle mondiale mais aussi à l’échelon français.

On apprend ainsi que : « En valeur absolue, Twitter représente environ un million d’usagers en France, pour 20 millions à l’échelle mondiale à présent, et 25 millions d’ici la fin de l’année ».C’est d’autant plus intéressant que j’ai remarqué qu’il était relativement compliqué d’obtenir des chiffres fiables d’utilisation de Twitter en France.
En 2008, sur le site http://www.marketing20.fr, il est annoncé le chiffre de 5000 (oui 5000) utilisateurs seulement qui possèdent un compte Twitter.

Je ne sais donc pas si ces chiffres sont super fiables mais en tous cas, cela montre que ce service est en plein boom et l’on peut légitiment se demander si les entreprises françaises utilisent cette plate-forme, comment et à quelles fins ?
» En lire plus:Les entreprises sur Twitter